Violences faites aux femmes : Avant-projet de décret pour pérenniser le soutien associatif et renforcer le travail de collaboration en Fédération Wallonie-Bruxelles

Les études ne cessent de le démontrer, les chiffres relatifs aux violences sont alarmants : plus d’une femme sur quatre a subi des violences physiques et/ou sexuelles de la part de son conjoint ou de son ex-conjoint et près de 98 % de femmes ont vécu du harcèlement sexiste dans l’espace public.

 

Dans ce contexte et sur proposition de la Ministre des Droits des femmes, Isabelle Simonis, le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles vient de marquer son accord sur l’avant-projet de décret relatif à la lutte contre les violences faites aux femmes.

 

L’objectif de ce texte est d’améliorer l’exécution des plans intra-francophones et nationaux de lutte contre les violences faites aux femmes en renforçant le travail de collaboration en Fédération Wallonie-Bruxelles et en pérennisant une partie du financement du secteur associatif actif sur ces questions.

 

Concrètement, le projet de décret prévoit, principalement :

  • La création d’un groupe de coordination chargé d’exécuter les priorités de la Fédération Wallonie-Bruxelles pour le plan intra-francophone de lutte contre les violences. Ce comité rassemblera 15 personnes représentant, d’une part, les administrations de la Fédération Wallonie-Bruxelles et, d’autre part, des experts de la thématique appartenant aux secteurs associatifs et académiques.
  • La sélection d’au moins 4 collectifs d’associations chargées de mettre en œuvre, pendant une législature complète, les mesures prioritaires du plan. Ces collectifs aborderont notamment la problématique des enfants exposés aux violences conjugales et intrafamiliales, des violences sexuelles, des mutilations génitales féminines et des mariages forcés. Pour mener à bien ces initiatives, chacun des 4 collectifs désignés recevra la somme minimale de 75.000 euros par an. Au total, une enveloppe budgétaire annuelle de 400.000 euros sera allouée à la mise en œuvre de cette législation.

« Toutes les dernières études montrent que les violences faites aux femmes, qu’elles prennent la forme de harcèlement, de violence conjugale ou de mutilation génitale, demeure un problème collectif persistant de notre société. Il est dès lors crucial d’agir pour endiguer le phénomène en apportant un soutien structurel aux acteurs de terrain qui sont au contact quotidien des victimes », conclut la Ministre Simonis.