Mobilité étudiante : Signature de l’entente sur les frais de scolarité réduits pour les étudiants belges francophones dans les universités québécoises

Le Ministre-Président de la Fédération Wallonie Bruxelles Rudy Demotte et le Premier ministre du Québec Philippe Couillard ont signé mercredi, dans la Ville de Québec, une entente sur la mobilité étudiante qui facilitera l’accès des universités québécoises aux étudiants belges francophones.

 

L’accord ouvre en effet de nouvelles opportunités aux étudiants belges francophones en prévoyant une réduction conséquente des frais de scolarité, à l’instar du système octroyé depuis quelques années aux étudiants français. Concrètement, et sur base de données pour l’année académique 2017-2018, ces frais se chiffreront désormais :

  • à 7.403 dollars canadiens pour une inscription en premier cycle, contre 15.102$ avant l’accord
  • à 2.391$ en deuxième et troisième cycles, contre respectivement 15.102$ et 13.578$ avant l’accord

L’entente concrétise la volonté commune exprimée par MM Demotte et Couillard lors d’une rencontre à l’Assemblée nationale à Québec en février 2016 et confirmée par la signature d’une Déclaration le 15 mars dernier, en marge de la Visite d’État au Canada.

 

« Je me réjouis de la signature de cet accord qui soutient l’égalité sociale en levant l’obstacle financier de l’accès des universités québécoises pour nos étudiants. Elle s’inscrit dans une dynamique déjà bien installée liée à un intérêt croissant et mutuel dans le domaine académique », réagit Rudy Demotte. « Ce nouveau geste d’ouverture posé par le gouvernement du Québec reflète la force des liens qui unissent nos deux entités et la volonté partagée d’approfondir encore davantage nos relations à l’avenir. Je nourris ainsi l’espoir de voir cet accord sur la mobilité étudiante s’élargir un jour à l’ensemble des Hautes Écoles et Collèges d’enseignement général et professionnel (Cégeps), dans l’esprit des collaborations fructueuses qui se nouent au quotidien entre toutes nos institutions de l’enseignement supérieur ».

 

«Alors que le Québec est aux prises avec des enjeux de pénurie de main-d’œuvre, nous devons être en mesure d’offrir la meilleure formation possible aux Québécoises et aux Québécois, et ce, tout au long de leur vie. Nous devons également attirer chez nous les talents. C’est pour cette raison que dans la nouvelle Politique internationale du Québec, nous avons comme objectif de promouvoir davantage à l’international l’offre éducative québécoise et d’intensifier la mobilité jeunesse et étudiante », renchérit le Premier ministre du Québec Philippe Couillard.

 

Le Québec et la Fédération Wallonie-Bruxelles ont également signé une seconde entente relative à la collaboration entre l’Office Québec-Monde pour la jeunesse (OQMJ) et le Bureau international jeunesse (BIJ). L’accord permettra une gestion plus souple et adéquate des projets de mobilité, au bénéfice des quelque 500 jeunes belges francophones et québécois soutenus par ces organismes chaque année.

 

« Depuis près de 35 ans, la volonté et l’enthousiasme affichés par le Québec et la Communauté française d’ancrer dans la durée leur coopération en matière de jeunesse ne se sont jamais démentis. Mais dans ce monde en mutation rapide, face à une jeunesse aux centres d’intérêt démultipliés, il nous fallait nous adapter pour continuer à travailler ensemble, dans la plus grande efficacité, au service d’un objectif immuable : permettre aux jeunes de réaliser leurs rêves et, par-là, de se réaliser eux-mêmes », conclut le Ministre-Président de la Fédération Wallonie-Bruxelles Rudy Demotte.