La Fédération Wallonie-Bruxelles, pionnière en matière de prévention face à la radicalisation

Le Ministre-Président de la Fédération Wallonie-Bruxelles Rudy Demotte et le Ministre des Maisons de Justice Rachid Madrane ont accueilli, ce vendredi 9 février, une délégation de membres de la Commission spéciale de lutte contre le terrorisme de l’Assemblée parlementaire de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE).

Soucieux de prendre connaissance des mesures mises en place par les différents niveaux de pouvoir belges après les attentats du 22 mars 2016, les parlementaires OSCE ont assisté à une présentation des différents outils de la Fédération Wallonie-Bruxelles en matière de prévention contre le radicalisme violent.

La Fédération Wallonie-Bruxelles a, en effet, été particulièrement proactive en la matière puisqu’elle a entamé une vaste réflexion dès janvier 2015 sur les initiatives à prendre pour faire face au phénomène de radicalisme et renforcer la cohésion sociale.

« A chaque étape de la mise en place de sa stratégie préventive, le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a toujours cherché à apporter des solutions durables aux causes multiples qui sous-tendent le processus de radicalisation, en évitant tous les amalgames et dans le respect des valeurs du vivre ensemble », rappellent Rudy Demotte et Rachid Madrane.

La réflexion a débouché sur un plan global et transversal, concrétisé par la création du « Réseau de prise en charge des Extrémismes et des Radicalismes Violents ». Ce Réseau propose aux professionnels et aux citoyens une aide et un soutien en matière de prévention de toute forme d’extrémisme ou de radicalisme violent.

Le dispositif, opérationnel depuis janvier 2017, s’articule autour de plusieurs axes :

  • Le numéro d’appel unique – 0800/111.72 , gratuit et confidentiel, accessible tous les jours de 8h à 20h sauf les dimanches et jours fériés, qui apporte une réponse et oriente au mieux les demandes relatives à la prévention des extrémismes et des radicalismes violents.
  • Un Centre de ressources et d’appui (CREA) auprès de la cellule pédagogique Démocratie ou barbarie. Le CREA accompagne et soutient les institutions et les acteurs de la Fédération Wallonie-Bruxelles dans leurs projets de prévention des extrémismes et des radicalismes violents. En proposant : 

-       des actions de sensibilisation vers les publics de la FWB (élèves, étudiants, jeunes, éducation permanente…) ;

-       des programmes de formation sur la radicalisation violente, à l’attention des professionnels des secteurs de la FWB (écoles, associations de jeunesse et d’éducation permanente…) ;

-       la capacité d’intervenir auprès des acteurs de première ligne et de les accompagner dans une démarche de prévention ; 

-        la réalisation d’études et la mise en réseau des chercheurs et des experts à Bruxelles et en Wallonie.

  • Le Centre d’Aide et de Prise en charge de toute personne concernée par les Extrémismes et Radicalismes Violents (CAPREV). Premier service du genre à être mis sur pied en Belgique, il assure un soutien aux proches, aux familles et aux intervenants de première ligne, ainsi qu’une prise en charge systématique et individualisée des personnes en voie de radicalisation violente. Ses principales missions sont d’assurer un accueil téléphonique accessible aux particuliers et aux professionnels via le numéro vert 0800/111.72, d’assurer un soutien psycho-social aux personnes concernées par cette problématique qui en feraient la demande et d’initier un parcours de  désengagement adapté à chaque situation individuelle.

Cette dynamique entamée il y a trois ans s’est concrétisée sur le terrain par de nombreux projets soutenus par la FWB.

Elle s’accentuera encore davantage avec la signature prochaine du « Protocole de collaboration relatif à la prévention de la radicalisation violente », dont la mise en place a été approuvée lors du Gouvernement de la FWB ce mercredi 7 février. Le Protocole de collaboration renforcera les synergies entre les différentes composantes du « Réseau de prise en charge des extrémismes violents » de la Fédération Wallonie-Bruxelles, les Régions wallonne et de Bruxelles-Capitale, et les 7 villes et communes actuellement parties prenantes (Ville de Bruxelles, Ville de Liège, Ville de Verviers, Ville de Namur, Ville de Charleroi, Commune d’Anderlecht et Commune de Molenbeek-Saint-Jean).