Après trente ans d’attente, les accueillants-es d’enfants conventionnées pourront bénéficier d’un statut d’employé salarié

Sur proposition de la Ministre de l’Enfance Alda Greoli, le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a approuvé ce mercredi les modalités pratiques de l’octroi du statut d’accueillant à celles et ceux qui rejoindront la phase pilote en 2018. Des séances d’information débuteront dès janvier. Cette mise en œuvre est concrétisée par un avenant au contrat de gestion de l'ONE.

 
« Le statut des accueillants et accueillantes n’avait pas évolué depuis 2003, tandis que l’octroi d’un vrai statut de salarié est une revendication du secteur depuis plus de 30 ans. Avec le Gouvernement, l’ONE et les organisations représentatives présentes au sein de la Plateforme des accueillants-es, je suis très heureuse de pouvoir enfin sortir de l’incertitude celles et ceux qui embrassent une profession essentielle à l’équilibre de notre société. Grâce à la nature même de ce qui sera un véritable contrat de travail, ils et elles pourront désormais, par exemple, prétendre à des congés payés et compter sur un revenu stable. Cette stabilité accrue va renforcer l’attractivité d’une profession exigeante et  qui répond concrètement aux besoins et aux souhaits des parents », réagit Alda Greoli.
 
L’absence de véritable statut de travailleur salarié a en effet entraîné un manque d’attractivité pour ce métier. Or ce type d’accueil est essentiel dans certaines zones géographique où il y a moins de densité de population. Il répond aussi au souhait pédagogique de certains parents. Accueillir quatre enfants dans une maison, c’est en effet un projet pédagogique complémentaire à ceux que l’on trouve en crèche.  
 
Cette approbation était le dernier acte nécessaire du Gouvernement avant le lancement d’un premier appel à candidatures pour le projet pilote. 400 accueillants-es conventionnés-es pourront  passer sous le statut de salarié, dès 2018.
Au niveau salarial, les accueillants-es conventionné-es qui entreront dans le test seront payé-es comme les puéricultrices qui travaillent en crèche. Leur revenu sera désormais fixe, même si les enfants sont absents.
 
En outre, ils et elles bénéficieront également d’un forfait pour couvrir les frais liés au travail à domicile.
 
Outre ce volet lié à la rémunération, plusieurs améliorations concrètes touchent au statut, dès l’entame de la phase pilote, par exemple :  

  • Ils et elles bénéficieront des jours de congés légaux, des extra-légaux liés à leur secteur ainsi que d’un maximum de 5 jours compensatoires.
  • Droit à des congés payés et à un pécule de vacances
  • Droit au chômage en cas de licenciement, dans les mêmes conditions que tout travailleur.

Dès demain, un courrier partira de l’ONE vers l’ensemble des accueillants-es conventionnés-es de la Communauté française. Celui-ci les invitera à se rendre à la séance d’information qui se déroulera dans leur province (planning infra). Ces rencontres auront lieu le samedi, pour permettre à tous d’y assister.
 
Dès le mois de janvier, les services des accueillants conventionnés recevront les informations quant à l’appel à candidatures et pourront aider les postulants à remplir leur dossier de candidature.
 
Séances d’information :

  • 13/01 : Charleroi
  • 20/01 : Bruxelles et Namur
  • 27/01 : Libramont
  • 03/02 : Tournai et Mons
  • 17/02 : Liège et Verviers

La Ministre Alda Greoli se réjouit de cette avancée attendue depuis plus de 30 ans par le secteur. Le statut marque la fin d’une situation précaire dans laquelle étaient plongées beaucoup d’accueillants-es, principalement des femmes.


Les mesures de revalorisation du secteur prises précédemment par le Gouvernement, pour ceux et celles qui sont en statuts sui generis, sont maintenues : l’augmentation de 10% du forfait journalier ainsi que le renforcement des services, en abaissant le seuil à partir duquel l’aide d’un-e assistant-e social-e est activée. 


Le statut est la concrétisation de la reconnaissance d’un métier essentiel.

 

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